une radio de dé-confinement – Phonurgia Nova
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une radio de dé-confinement

une radio de dé-confinement

Il nous faut inventer le dé-confinement. Un déconfinement qui ne mettrait en péril la santé d’aucun d’entre nous. La radio offre cette sécurité. “Propageons la parole, les idées, la solidarité et non les virus“. C’est avec la conviction qu’une “contre-propagation” est possible que nait le projet d’une “radio arlésienne de dé-confinement”. Elle est portée par une poignée d’enseignants des différents niveaux scolaires, réunis autour de la petite équipe arlésienne de phonurgia nova, acteur culturel local singulier qui depuis 30 ans forme, depuis les berges du Rhône, des auteurs venant de toute la francophonie, à la création radiophonique et sonore. Le projet est encore en gestation. Mais son idée même se propage à grande vitesse, de manière “virale”, et les soutiens arrivent de toutes les régions de France. Auteurs, réalisateurs, techniciens du son proposent déjà des “services à distance”. Il en fut ainsi déjà en octobre 2018 à la naissance de RRI Radio Riace International, autre radio d’urgence, d’information et de création, montée en quelques jours pour venir en aide à la juste cause humanitaire du village de Riace en Calabre et de son maire, admirable, Domenico Lucano. Aurions-nous découvert un vaccin contre le confinement ? Presque ! Le souhait de phonurgia est de mettre à la disposition de la communauté enseignante d’Arles les outils numériques lui permettant de continuer à faire classe autrement. Comment ? A l’aide de cet outil merveilleusement simple et partout disponible (surtout à Arles) : le verbe. Cette radio de réponse à la crise, nous voulons la construire avec elle, car si nous pouvons transmettre notre connaissance de l’outil et de sa grammaire, elle détient une expertise pédagogique que nous n’avons pas.  C’est sa force : la radio est un média qui permet de se tenir à distance tout en étant proche de ceux qui l’écoutent. Tout en maintenant le lien qui nous unit, nous espérons développer chez les élèves à qui elle se destine un muscle intellectuel et émotionnel essentiel : l’écoute. Mais pas de méprise : il ne s’agit pas de substituer un outil radiophonique aux nombreux outils numériques (plus ou moins performants) déjà disponibles, mais de permettre aux enseignants de faire classe, autrement, en dehors de l’école.  Avec cette radio, leurs voix se glisseront  dans les casques audio des élèves, où qu’ils soient, en ville ou en Camargue. Car à l’inverse de l’informatique connectée, elle est peu discriminante socialement : chaque foyer possède un transistor ou un radio réveil. Cette radio éducative et démocratique (et par extension culturelle), à laquelle il faudra rapidement donner un nom (les propositions sont les bienvenues) nous n’en détenons pas le mode d’emploi : nous la voyons comme un laboratoire collectif, une expérience à développer ensemble, à bonne distance. Cette plateforme « sonore » nous l’imaginons à la fois numérique et analogique : d’abord en streaming (diffusion continue en son mp3) et podcast (contenus disponibles à tous moments), et dès que possible, en modulation de fréquence, sur les ondes du pays d’Arles – probablement sur la fréquence de 102.9 FM – habituellement occupée, durant l’été, par la Radio du Festival Les Suds.

Cette expérience ne se construira pas seule. Elle bénéficie déjà de la belle complicité d’Antoine Chao, animateur en été de La radio des Suds, et producteur pendant l’année de l’émission Comme un bruit qui court de France Inter (le samedi à 23h15). Rapidement, elle trouvera l’appui de jeunes professionnels – que nous formons, année après année à Arles ou à Paris, à des écritures sonores novatrices (du documentaire à la fiction sonore, de la narration sonore au reportage ou encore à l’audio-naturalisme), et que nous mobilisons.

Elle fera l’objet de discussions croisées, entre vous, nous, eux, les écoliers, adolescents et jeunes adultes concernés par ce projet participatif. Les émissions produites seront classées par niveau et par matière depuis le collège jusqu’au lycée, et au-delà (des enseignants de MOPA, de l’ENSP et de l’IUT d’Arles ont fait part de leur souhait de s’associer au projet). Elles seront disponibles en français, mais aussi allemand ou anglais (ou encore en provençal) pour aider à l’apprentissage des langues. A priori la journée se découpera comme suit :

  • matinée : petites classes de la maternelle au CM2
  • après-midi : les collèges
  • soirée : lycée et enseignement supérieur

Toutes les formes sonores sont envisageables : depuis la leçon lue ou improvisée au micro, jusqu’à des propositions plus « élaborées ». Evidemment, comme nous sommes à la radio, et que nous avons une haute conception de ses possibilités narratives, toute idée ce qui pourra s’appuyer sur du son enregistré (archives, témoignages glanés sur le web ou ailleurs-, sera la bienvenu.

Vous voulez nous rejoindre ? N’hésitez pas ! Marc Jacquin 06 09 64 65 39 (SMS only) et info@phonurgia.org