La légende du passeur d'eau de Fabien Arca – Phonurgia Nova
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La légende du passeur d’eau de Fabien Arca

La légende du passeur d’eau de Fabien Arca

 Fabien Arca a réalisé Le Passeur d’eau durant son premier stage à Phonurgia en 2017. Un workshop fiction pendant lequel il a bénéficié de l’accompagnement d‘Alexandre Plank, Antoine Richard. Cet essai entre documentaire et fiction ricoche entre les mots, les aimante à l’aide d’un micro nomade, pour faire son miel de la déconcertante facilité avec laquelle les arlésiens basculent dans la fable, plongent dans l’imaginaire, entretenant chez l’auditeur un doute permanent : ce passeur d’eau a-t-il existé ?

Grâce au collectif ADDOR Le Passeur d’eau sort des archives et se retrouve en diffusion du 10 au 16 mai sur une trentaine de radios partout en France. Il est aussi en écoute ici. Retour avec son auteur sur cette première réalisation remarquable.

_Quels souvenirs vous reste-t-il de la réalisation de cette fiction ? Pourquoi avez-vous choisi cette légende en particulier ? Que représente-t-elle pour vous ?

Fabien Arca _ C’était comme un jeu. J’ai pris beaucoup de plaisir à réaliser cette fiction. C’était intense en même temps totalement nouveau pour moi. J’allais à la rencontre des gens. Je leur racontais la légende et j’enregistrais nos conversations, nos échanges. J’avais imaginé cette légende en partant d’une histoire que l’on m’avait racontée sur les passeurs d’eau dans la Marne. Quand je suis arrivé à Arles, devant le Rhône, j’ai eu envie de l’exploiter. J’ai alors inventé l’histoire de cet ancien chanteur d’opéra qui aurait perdu sa voix à Arles et qui serait devenu passeur d’eau et je l’ai confrontée aux touristes et aux habitants. Le plus drôle c’est quand j’ai rencontré ce vieil arlésien en train de repeindre une passerelle et qui m’a dit qu’il connaissait bien la légende ; et au moment où il s’apprête à me raconter l’histoire, sa patronne me demande de partir. Tout ceci se retrouve dans la fiction et participe à l’histoire que je raconte. Je crois que cette légende est très ouverte en terme d’interprétation. Le passeur d’eau est comme un fantôme, mais c’est aussi l’arlésienne (comme on dit) ou le Macguffin (pour reprendre l’expression d’Hitchcock) – un prétexte pour capter les voix et les sons et faire voyager l’imaginaire.
 
Un entretien à retrouver  en intégralité ici
Une vidéo du stage à retrouver