Documentaire sonore de création – Phonurgia Nova
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Approfondissement

Documentaire sonore de création

Sophie Berger, Benoît Bories, Marc-Antoine Granier

8 14 mai 2022 Arles 24 30 juillet 2022 Dinard 15 21 octobre 2022 Arles

Pourquoi telle voix plutôt que telle autre ?… Que racontent-elles ? Pourquoi du son plutôt que du silence ?… Comment tisser un univers entre eux ? Apprendre à faire du documentaire, implique de s’aventurer bien au-delà de l’apprentissage des techniques du son. C’est apprendre à se risquer à devenir “auteur” en s’initiant à cette écriture singulière qui consiste à construire forme et propos dans une constante interaction avec soi. C’est précisément l’objectif de cette formation, par laquelle sont passés nombre d’auteur.ice.s que l’on peut entendre sur Arte Radio, France Culture, la RTBF ou Radio Campus France. Comment passer d’une simple idée sur le papier à sa réalisation, en tenant compte aussi bien des contraintes techniques que des aléas extérieurs, mais sans trahir ses intentions de départ ? Comment trouver son chemin, s’engager dans une voie personnelle en s’exprimant avec les voix et les sons des autres ? Comment esquisser sa propre grammaire sonore, tout en tenant compte des attentes des différents diffuseurs ? A qui et comment soumettre ses projets ? Autant de questions abordées au fil d’une réalisation collective menée en 7 jours, étape par étape, mêlant enquêtes, repérages, prises de son de jour comme de nuit, collecte, discussion, écoute critique, montage et assemblage sonore.

“Documentaire sonore de création” ? Selon Kaye Mortley, “c’est un nom que l’on donne (un peu « faute de mieux ») à un type de radio où le réel glisse vers autre chose (« la fiction » ou « l’art », peut-être)… Un type de radio dont le but est moins d’instruire et d’informer (bien que ni l’information, ni l’enseignement n’en soient exclus) que de créer un univers (au sens large) tissé de sons réels. Le sujet importe peu, précise-t-elle, n’étant souvent qu’un prétexte permettant à l’auteur de parler de quelque chose de plus universel — ou de plus intime que ledit sujet”.

Objectifs pédagogiques

 

 

  1. s’ouvrir à la dimension créative du documentaire,
  2. apprendre à développer un langage spécifiquement sonore pour raconter une histoire,
  3. travailler sa relation au sujet, sa mise en espace, son déploiement,
  4.  devenir inventif dans ses formes de montage (de matériaux, de séquences, de voix…),
  5. acquérir une culture spécifique au documentaire et creuser son imaginaire sonore,
  6. améliorer ses interactions dans les situations d’enregistrement (recueil de paroles ou d’ambiances),
  7. à chaque étape d’un projet mené collectivement, se confronter à l’écoute des autres (stagiaires et intervenant.e.s),
  8. développer ses capacités de scénariste,
  9. poser les jalons de sa démarche d’auteur.ice.

 

 

Déroulé

 

Le stage s’organise autour d’un projet de création radiophonique collective d’une vingtaine de minutes, abordé dans des conditions réelles de réalisation. Créer à 8 est un exercice délicat mais particulièrement formateur en ce qu’il interroge les processus de création. Dans cet atelier, au contraire de l’habitude qui veut que le créateur soit seul face à son travail en cours, c’est la confrontation des écoutes et des idées qui nourrit le projet entrepris, permettant de mesurer les conséquences de chaque option de réalisation. 

Les apports théoriques, techniques et méthodologiques dispensés au long du stage, s’articulent à cette mise en oeuvre progressive. A partir du choix d’un « sujet » (déterminé en amont du stage avec les participants) l’atelier chemine à travers les différentes étapes s’étageant de la conception à la fabrication, jusqu’au mixage  pour aboutir à un « essai documentaire » d’une vingtaine de minutes, présenté en public à la fin du stage, puis évalué. Au cours de cette formation, les participants sont invités à se glisser à la fois dans la peau d’un conteur et d’un ingénieur du son pour apprendre à :

– sortir des ornières du journalisme
– mettre les sons au service d’un propos, (tout en s’écartant méthodiquement les schémas classiques d’illustration du réel)
– les capturer en tenant compte des possibilités des microphones
– les trier, les organiser, les monter et les mixer selon une syntaxe sonore et des règles formelles cohérentes
– devenir auteur avec les propos des autres
– se doter des repères et du vocabulaire adéquats pour évaluer la marche de son travail et le faire progresser.

L’approche proposée suppose que chaque participant s’implique personnellement dans chacune des phases allant de la conception à la production. L’atelier mobilise donc différentes dimensions et aptitudes qui s’articulent autour de trois axes :

Axe 1 — méthodologie

Passer de l’idée au projet ; apprendre à gérer les questions, les doutes et les difficultés rencontrés en chemin, sans infidélité aux intuitions de départ ; affirmer une vision personnelle. Cerner les spécificités de l’écoute et les contraintes qu’elle vous impose. S’emparer des techniques d’écriture permettant de rendre le réel à partir du son.

Axe 2 — analyse

A partir d’exemples et tout au long des exercices collectifs : comprendre la dramaturgie des sons, saisir la force d’un découpage et d’un montage de paroles, la place des accidents et du silence.

Axe 3 — pratique

Travailler la capture du son en extérieur et en studio, produire des situations sonores adéquates au projet ; aborder le montage comme acte d’écriture ; mettre en jeu différents procédés narratifs.

Jour 1

Le premier jour est l’occasion de s’immerger dans l’écoute et l’analyse de documentaires de création. Ces écoutes constitueront un fil rouge de la semaine,  pour nourrir les oreilles et ouvrir des portes sur des univers. C’est une journée où nous explorons le « sujet » afin de lancer des premières pistes pour les tournages mais aussi une journée de pratique et de prise en main du matériel. 

jour 2

Le deuxième jour est dédié aux prises de son, souvent par équipes de deux. Si le besoin s’en fait sentir, bien sûr, d’autres prises de son pourront être effectuées les jours suivants et/ou dans les marges du stage. 

Jour 3

Le troisième jour est l’occasion de prendre connaissance des rushs de tous, lors d’une écoute collective et d’apprendre à classer la matière que nous travaillerons. Ici « le script naît des sons » pour reprendre une formule de Yann Paranthoën. Nous partirons de ce que nous avons collecté dans le réel pour construire une narration. C’est au cours de cette journée que s’organisent les premiers montages de séquences, autour de noyaux.

Jour 4, 5 et 6

Ils sont consacrés à l’avancement de séquences montées par groupe de deux ou parfois en solo. Allers-retours entre montage et écoutes collectives des séquences montées permettent à tous d’imaginer au fur et à mesure des ramifications entre les séquences, un ordre, une narration qui s’élabore progressivement. La structure définitive de la pièce sonore s’élabore au fil des écoutes, et par tâtonnement et essais successifs.

Jour 7

Cette journée de finalisation est entièrement consacrée au mixage. Elle s’achève par une présentation du projet au public, et par sa discussion. Les intentions nourries par les auteur.e.s sont-elles reçues ? Comment trouvent-elles écho chez l’auditeur ? Rédaction d’un texte de présentation en vue de la mise en ligne de ce travail. Questions-réponses : synthèse des apports pédagogiques du stage. Quelles suites ? Les aides à la création, festivals, diffuseurs, etc.

Informations générales

 

Public

Cet atelier s’adresse à ceux qui désirent s’initier ou se professionnaliser dans la réalisation documentaire. On y appréhende ce qu’implique intellectuellement, techniquement et esthétiquement l’acte d’enregistrer à travers toutes les étapes de la création, de la conception au montage. Il est également accessible à toute personne éprouvant le besoin de traverser une expérience de réalisation documentaire, avec ce que cela comporte d’engagement et d’exigence.

Pré-requis

Les bases techniques de la prise de son et du logiciel Reaper sont supposés acquis (ce qui n’interdira pas de revenir sur cet aspect).  Une initiation à cet outil est proposée dans le module “Initiation artistique et technique à la réalisation sonore“.  Ces deux formations qui constituent une progression logique pouvant être associées dans un parcours personnel de formation au documentaire. 

Approche pédagogique

Le formateur/la formatrice prennent connaissance en amont des attentes et du parcours de chacun.e. La formation peut être ainsi modulée dans le respect du contenu pédagogique annoncé.
– L’apprentissage par le « faire » est centrale. Les méthodes de travail y poussent à l’extrême le principe de l’enseignement par la pratique et une dynamique participative avec la valorisation des retours d’expérience.

Possibilité d’approfondir et de compléter ce stage avec le module “La prise de son comme acte d’écriture” 

Evaluation

  • Pré positionnement en amont de la formation : dossier + entretien
  • Évaluation en continue par le formateur/la formatrice
  • Évaluation finale avec mise en situation : réalisation d’un projet documentaire

Un entretien individualisé à l’entrée en formation et à l’issue de la formation, permettent de mesurer la progression réalisée par chaque participant au regard de ses objectifs personnels. Une attestation individuelle de fin de formation, rappelant les objectifs visés, est remise à chacun. Un questionnaire d’évaluation qualitative du stage est soumis à chaque participant après la formation et analysé par l’équipe pédagogique. Ces retours permettent d’optimiser le dispositif du stage.

Cette formation a un taux de satisfaction de 100% (taux de répondants 69% au 23/08/2021)

Admission en formation

Chaque candidat reçoit en amont de la formation un questionnaire d’auto-évaluation dans lequel il retrace son parcours et formule ses besoins. Nous nous assurons ainsi de l’adéquation de vos attentes avec les caractéristiques de la formation. Ce questionnaire d’autoévaluation est à solliciter et à retourner par mail (info@phonurgia.org) au minimum un mois avant le début de la formation.

Moyens pédagogiques

– Une équipe pédagogique composée d’un.e professionnel.le reconnu.e, et d’un.e assistant.e au-delà de 8 participants
– Une équipe logistique présente notamment pour faciliter les prises de sons (lieu, matériel, contacts…) et la vie du stage (repas, déplacements, hébergement, questions pratiques)
– Une bibliothèque d’ouvrages sur le son, l’écoute, les arts du son et de la radio  et une importante phonothèque d’étude.

Moyens techniques

Nous mettons à disposition du matériel de prise de son, montage et mixage. Parmi lesquels : stations de montage MacBookPro et PC équipées du logiciel Reaper. Surfaces de contrôle Icon Plateforme M. Ecoutes monitoring : Cabasse Goelette, Yamaha HS8 MP ou Génélec 8040. Enregistreurs : Zoom H5 et Sounddevice MixPre 3. Casques : Beyerdynamic DT 770 Pro. Microphones : Beyer 88, Rode NT3, NT4, NT5, Shure SM58, AudioTechnica AT 825, AT 40415, AT 8022, Sennheiser MD 21. Schoeps CCM41 et CCM8. Perches, bonnettes, Rycote. Nous vous recommandons néanmoins de vous munir de vos propres équipements (casque, micros, enregistreur, ordinateur) si vous en possédez. Vous conserverez ainsi vos repères personnels, et pourrez en approfondir la maîtrise.

Intervenants

 
Sophie Berger

Formée comme ingénieure du son à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) à Lyon, au sein du département « Réalisation Sonore » de 2009 à 2012. Réalisatrice de pièces radiophoniques, parmi lesquelles notamment Loire (2013), Cargo (2015), diffusées sur de nombreuses radio : France Culture, Radio Campus, Phaune Radio, RTBF (Belgique), RTS (Suisse), Choq (Canada), ainsi que dans de nombreux festivals, sous forme de séances d’écoute : Festival Clermont-Ferrand, Festival Futura (Drôme), Semaine du son (Bruxelles), Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal (Canada), etc… Loire a obtenu le prix  Découvertes Pierre Schaeffer  dans le cadre des Phonurgia Nova Awards, en 2014. En parallèle, elle conçoit également des créations sonores pour le spectacle vivant, entre autres avec les metteurs en scène Anne Théron (Les Productions de Merlin), Emmanuel Meirieu (compagnie Bloc Opératoire), Séverine Fontaine (Compagnie IKB), ou le chorégraphe Aurélien Le Glaunec (Compagnie WunderKammer). Elle est aussi régisseuse son pour la compagnie de danse ARCOSM, Thomas Guerry, pour des tournées nationales et internationales. Ou encore créatrice son pour des installations muséographiques (Les Champs Libres, Rennes Métropole, 2017).

site internet – www.sophieberger.com

 
Marc-Antoine Granier

Marc-Antoine Granier est musicien, compositeur et réalisateur radio.
Sa formation vient autant du sonore électronique expérimental et du spectacle vivant (Cie KompleXKapharnanüM) que de travaux radiophoniques en collectif (co-fondateur de l’émission MégaCombi sur Radio canut à Lyon).
Autodidacte du sampling et de la prise de son, la création radiophonique est pour lui une affaire de curiosité, de mélanges des genres et d’influences multiples.
Il a produit des essais radios pour France Culture (Ateliers de la Nuit, Création on air, L’Expérience) et sur la RTBF, la RTS, Radio Campus.
Ses pièces Entre les mères, Total désir, Ville Souterraine, 23 Nuits.., ont été diffusées dans les festivals : TyFilm festival, Les rencontres ADHOC, Festival Rien à voir, Tënk.
En 2019 Ville souterraine reçoit le prix Phonurgia Nova Archives de la Parole.
L’espace que l’on nomme : Ville est un terrain de jeu qui nourrit son travail artistique et une certaine écoute sensible du territoire.

marcangranit.com

 
Benoît Bories

Benoit Bories est documentariste et créateur sonore. Il a produit des documentaires et des créations sonores pour France Culture, Arte radio, la RTBF, la RTS, la Deutschland Radio Kultur et ABC. Depuis trois ans, il élabore également des créations sonores pour le spectacle vivant, des installations et des performances live. Il a été, au cours de ses expériences, amené à établir un formalisme d’écriture sonore qui lui est propre, empruntant au documentaire social, à la composition acousmatique et à l’écologie sonore. Son apprentissage et sa pratique de l’écriture sonore sont basés une formation approfondie en physique quantique, un goût pour l’expérimentation musicale et une envie de se confronter à des questions sociales sur le terrain de ces problématiques. Benoit Bories a remporté plusieurs prix et nominations à l’international pour son travail sonore.

Travaux de stage

 

Retour d'expériences

 

Informations

 
14-20 avril 2019, Arles 9-15 juillet 2019, Arles 27 octobre - 3 novembre 2019, Arles 19-25 avril 2020, Arles 5-11 juillet 2020, Arles 6-12 septembre 2020, Arles 25-31 octobre 2020, Arles 2-8 mai 2021, Arles 25-31 juillet 2021, Dinard 24-30 octobre 2021, Arles 8-14 mai 2022, Arles 24-30 juillet 2022, Dinard 15-21 octobre 2022, Arles Arles Toutes les sessions :
8 Mai  14 Mai | 15 Oct  21 Oct 2022.
Dinard Toutes les sessions :
24 Juil  30 Juil 2022

Durée : 7 jours (49h)
Effectif : 8 participants maximum
Etudiant : 600 euros
Individuel : 900 euros
Formation continue : 2 300 euros

Plus de renseignements sur ce stage
Par téléphone au 06 09 64 65 39
Par email : info@phonurgia.fr